Mon voyage à New York City

Escapades, Mlle Gaelle, Vlog

La semaine où j’ai réalisé mon American Dream 

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Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu aller à New York.

Déjà en primaire, je disais à mon institutrice que plus tard je serai reporter pour le New York Times et que je vivrai au plus haut étage d’un immeuble du centre de Manhattan. Ce rêve, il ne m’a jamais quitté.

Mais vous le savez, New York c’est cher, oh oui, très cher! Et j’avais enfui ce projet dans un coin de ma tête comme ce poney qu’on souhaite tellement fort quand on a cinq ans en sachant pertinemment que ce n’est pas lui qui nous attend sous le sapin même si bon, au fond, on espère quand-même.

Puis un jour, ma mère a prononcé la phrase magique. Il faut savoir que 2015 est une année spéciale dans ma famille. J’ai eu 20 ans en février, mon frère 18 en juin et ma maman (pardon de le dire mamounette) cinquante en novembre. Une étape importante pour tout le monde, en somme. Alors, un beau jour, il y a un an, elle a dit… « Et si on fêtait ça en allant à New York? » et de là, tout est parti.

L’accueil chaleureux de l’Amérique… 

Si vous envisagez de mettre un petit orteil sur le territoire américain, sachez qu’une étape indispensable vous attend: l’ESTA. Ce document, qui coûte 12 dollars, est obligatoire. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est assez déconcertant.  De « Détestez-vous les Etats-Unis d’Amérique? » à « Avez-vous été impliqué dans une organisation terroriste? » tout y passe. On aurait presque envie de répondre « Oui » pour rire et on aurait encore l’impression que la personne qui dépouille les questionnaires en rigolerait tellement c’est improbable. Pourtant, malheur à vous si vous tentez l’expérience.

Comme si cela ne suffisait pas, une queue immense vous attendra aux douanes à votre arrivée sur le sol du Nouveau Monde. Il est de notoriété publique que le pays ne rigole pas avec l’immigration mais au point de prendre les empruntes digitales de tous les arrivants, c’est peut-être un poilou exagéré monsieur Obama! Néanmoins, une fois toutes ces étapes passées, votre officier des douanes vous gratifiera d’un « Welcome to the United States of America! » avant de vous ouvrir les portes de ce pays si désiré.

Les premiers pas dans Big Apple… 

En venant d’Europe, vous avez 90% de chances d’atterrir au célèbre JFK Airport. Si celui-ci ce situe bien dans New York City, il est en fait à plus de 50 kilomètres de Manhattan! Un trajet d’une petite heure vous attend donc. Pour cela plusieurs possibilités, les plus prisées par les touristes étant les taxis jaunes évidemment, mais aussi des petites navettes. Cette dernière option est celle que nous avons choisie car un peu moins onéreuse.

Moins onéreuse oui, mais il faut pas avoir peur de parler anglais! Car même si votre réservation est déjà toute prête, vous devrez faire plusieurs démarches avant de pouvoir poser vos fesses dans le mini-bus qui vous emmènera vers votre hôtel. Quand on est débarque dans un pays si inconnu après 8h de vol, c’est stressant et je vous avoue qu’à refaire je prendrais un taxi, tant pis pour les 20 dollars de plus!

Sur la route vers Manhattan, les USA défilent sous mes yeux. Je crois qu’à ce moment-là, je ne réalisais pas encore que c’était ce pays dont j’avais tant rêvé que j’observais avidement à travers la vitre. Les immenses routes, les feux de signalisation jaune vif, les maisons en lattes de bois, tout est vrai. Au fur et à mesure qu’on progresse, les buildings se font plus hauts, les routes plus denses et puis au loin, le graâl: le quartier de New York que le monde entier connait commence à apparaître.

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Premier tour de la ville: la marche de la torture… 

Une fois bien installés dans notre hôtel situé juste à côté de l’Empire State Building (qu’on voit depuis notre chambre!)… j’aurais bien commencé ma nuit.
En plus des huit heures d’avion dans les pattes, il y a 6 heures de décalage horaire entre Bruxelles et New York. Alors certes, nous étions en début d’après-midi mais l’Europe, elle, commençait déjà à enfiler son pyjama et j’en aurais bien fait de même. Pourtant, ce n’était pas du tout l’opinion de mes comparses de voyage qui m’ont traînée encouragée à les suivre dans leurs premiers repérages des lieux.
C’était une telle torture que j’en étais même blasée de me promener à New York [oui, je suis vite blasée quand je râle]. Pour ma défense, une promenade à pied de cinq heures m’attendait: de la Public Librairy à Time Square en passant par Madison Avenue nous avons sillonné de long en large Midtown (comprenez le milieu de la presqu’île que constitue Manhattan). La découverte s’est conclue par un hamburger (évidemment!) dans le super cadre du Rockefeller Center.

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Quand culturel rime avec coup de soleil… 

Quand j’ai annoncé à mon entourage que mes vacances d’été consisteraient à visiter New York, beaucoup m’ont plainte (pauvre de moi) de ne pas tout de même passer quelques jours au soleil. Et bien c’est chose faite! 38°C, c’est sous cette température digne de vacances en Grèce que j’ai passé ma première journée de New Yorkaise.

Après une rapide découverte de Central Park, c’est vers le Metropolitan, situé en plein milieu de cet immense poumon vert (oui Central Park abrite entre autres le Metropolitan Museum, un zoo et encore un immense lac… bref un petit parc comme les autres quoi) que nous nous dirigeons.

Le Metropolitan Museum, c’est le Louvre de Big Apple.  Avec son immense collection d’art, de l’Antiquité au contemporain, on dit qu’il faudrait une semaine pour le visiter entièrement. On y trouve également de nombreuses expositions temporaires et les demoiselles modeuses de ce blog auraient particulièrement apprécié celle qui était en cours lorsque je l’ai visité, puisqu’il s’agissait de l’oeuvre d’un créateur de mode japonais.

Ensuite, direction le musée d’histoire naturelle. Vous voyez ce musée aux squelettes de dinosaures que visitent tous les héros de séries américaines? Et bien c’est lui-même.
J’avoue avoir été totalement bluffée par cette endroit, non seulement par la richesse de sa collection (et se trouver devant un squelette de T-Rex, c’est quand-même pas banal) mais aussi par son exposition sur la création de l’univers qui en a laissé rêveur plus d’un.

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Si jamais c’était plus beau, plus beau vu d’en haaaaut… ♪

Notre jour 2 démarre par un incontournable de New York, l’Empire State Building. Si une visite assez intéressante de l’intérieur est proposée (en français, c’est assez remarquable dans cette ville pour être souligné) afin d’en comprendre la construction qui n’a pas dû être si aisée, les visiteurs n’ont qu’un seul but: atteindre la terrasse du dernier étage et sa vue imprenable sur la ville. Phobique de l’ascenseur s’abstenir, celui de l’Empire vous fera gravir pas moins de 80 étages en quelques secondes! Mais le résultat est plus qu’à la hauteur du vertige procuré…

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Je vous passe la suite de la journée qui fut remplie d’une scandaleuse session de shopping, l’argument du « mais oui mais y a pas ça en Europe… » surpassant celui de la raison.
Nous avons eu la chance de retourner dans l’Empire State le soir même afin d’admirer Manhattan de nuit…

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Conquête de New York depuis la mer…

Cette journée est celle d’une des activités que j’avais le plus attendu: une croisière autour de Manhattan. Inutile de vous rappeler qu’il s’agit d’une presqu’île et que de ce fait l’océan est l’une des plus belle façon d’admirer Big Apple. Et ce quasiment entièrement puisqu’en bateau nous avons pu apercevoir le New Jersey, Manhattan, Staten Island et Brooklyn. A noter que le bateau fait également le tour de la Statue de la Liberté, effet garanti!

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Ravie de vous rencontrer, Lady Liberty… 

Si vous passez par New York, vous devez absolument visiter Liberty Island. J’étais assez réticente à l’idée d’y passer une journée , »après tout c’est qu’une statue quoi », mais bien mal m’en a pris. C’est l’excursion qui m’a le plus retournée du séjour. Non seulement l’oeuvre en elle-même est magnifique (et c’est la fille qui trouve que la tour Eiffel super moche qui vous dit ça) mais la symbolique du lieu m’a réellement prise aux tripes. La statue de la Liberté  repose en effet sur l’île où arrivaient les migrants venus du monde entier pour se construire un nouveau destin aux Etats-Unis. Ils y passaient quelques jours afin de vérifier qu’ils ne portaient pas de maladie et qu’ils étaient capables de s’en sortir financièrement. L’endroit est donc un véritable symbole de l’American Dream et de ces milliers de migrants qui ont formé ce que sont les Etats-Unis d’aujourd’hui. Cette impression d’espoir et de liberté m’a donné le sentiment que ce petit bout de terre vibrait.

Si vous souhaitez monter tout en haut de la couronne de la statue, une réservation 3 mois à l’avance s’impose! Nous avons réservé un mois avant, ce qui nous a permis de ne visiter que le piédestal. Une réservation n’est pas nécessaire pour les visiteurs qui n’admirent la statue que de l’extérieur.

L’accès à l’île se fait via des ferry qui servent de navette, permettant également une très chouette vue de Manhattan depuis l’océan si vous n’avez pas l’occasion de faire la croisière.

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Le poids du souvenir…

La journée suivante fut consacrée à un lieu chargé d’émotion, le mémorial du 11 septembre 2001.

Se trouver sur le lieu exact où ce drame s’est déroulé ne peut laisser personne indifférent. Deux immenses fontaines comblent aujourd’hui le vide laissé par les tours jumelles. Les noms des milliers de victimes y sont gravés, les passants y jetant des fleurs.

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Sur le site se trouve un immense musée retraçant tous les événements de cet effroyable jour. Par respect, je n’ai pris aucune photo de l’intérieur de celui-ci, voyant plus l’endroit comme un lieu de recueillement que de visite touristique. Je peux néanmoins vous raconter les frissons qui m’ont parcourue lorsque j’ai vu la poutre de fer qui a subi l’impact de l’avion, totalement broyée. Les messages qu’ont laissés les personnes se trouvant dans les avions, on les oublie souvent, à leurs proches se sachant condamnés. Les messages encore, de ces survivants qui tentent de contacter leurs familles, dont un particulièrement « Maman, un avion vient de frapper la tour A. Surtout ne t’en fais pas je ne risque rien, je me trouve dans la tour B… »
Sur les colonnes des tours qui sont restées debout malgré l’attentat, des new-yorkais laissaient des mots à leurs proches dont on ne retrouvera probablement jamais les corps, broyés… Ces colonnes sont exposées dans le musée, et cette carte d’anniversaire d’un homme à son frère disant « On ne regrette que ce qu’on a pas eu l’occasion de vivre… » a eu raison de mes larmes.

Un dernier regard sur New York City… 

Aujourd’hui, c’est notre dernier réveil aux Etats-Unis. Nous avons décidé de clôturer le voyage par un visite du Rockfeller Center et de son point de vue magistral.

Le Rockfeller, vous le connaissez sans doute. C’est en effet lors de sa construction qu’a été prise cette célèbre photographie:

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Avec une vue imprenable sur Central Park, l’Empire State Building et la Freedom Tower, c’est de cet endroit que sont prises la plupart des photos de la ville qui nous font tant rêver.

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Ainsi s’est achevé le plus incroyable citytrip de toute ma jeune existence.

S’il y a une chose que je peux te promettre, New York City, c’est que ce n’est qu’un au revoir…